Silence de celui qui, gardé par le silence, est protégé par lui ; comme par un ange ; notre âme le matin est toujours bien plus vaste que le corps assoupi : le soleil s’y lève, y tient le ciel entier.
Arrêtons-nous et regardons, au point de perdre l’équilibre.
Un ange oui. Donnons-lui ce nom-là, touchons le dizainier de bois dans la poche de laine, illimité, au regard de nuages.
Commençons la journée.
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Soleil
Articles
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Un ange oui
25 mai 2023, par Jean-Christophe Sekinger -
« Je suis la lumière du monde »
6 février, par Jean-Christophe Sekinger“Je suis la lumière du monde.” Cette lumière qui donne leur éclat à toutes les lumières de la terre, aux lumières corporelles telles que le soleil, la lune, les étoiles et les sens corporels de l’homme, et aussi à la lumière spirituelle, à l’intelligence de l’homme raisonnable grâce à laquelle toutes les créatures doivent refluer vers leur origine. Sans ce reflux, ces lumières créées sont en elles-mêmes de vraies ténèbres, comparées à cette véritable lumière par essence, qui est une lumière (…)
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Au même Endroit
12 décembre 2025, par Jean-Christophe SekingerCette maison, là-bas, apparaît dans ma conscience, cette vastitude dans laquelle apparaît aussi mon épaule douloureuse, ces jeunes qui se disputent sur le trottoir devant la pharmacie, cette idée qui nous traverse, toi ou moi, ces lunettes dont je viens de nettoyer les verres…
Où est la limite entre ces choses ? Certes signifiantes, identifiables, détachées et serties, je ne vois pourtant rien qui les sépare vraiment les unes des autres — bien au contraire : la conscience les réunit, (…) -
Merci pour le Soleil
9 novembre 2024, par Jean-Christophe SekingerMerci pour le Soleil minuscule embellie dans le ciel de pluie à cet endroit et ce moment précis. Merci pour la lumière de nos enfants, la nuit, quand tout est presque éteint par la violence des coups. Merci pour le parfum du châle tricoté (odeurs de mandarine et d’aiguilles de pins) — et de l’écharpe douce (tu sais, mon fils, celle que tu m’a mise, un soir où j’avais froid)
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Dans un livre aux pages jaunies
15 avril 2024, par Jean-Christophe SekingerDans un petit livre aux pages déjà jaunies [1] (elles étaient blanches quand je l’ai acheté — que le temps passe vite), j’ai lu une phrase du Livre de Tobie [2], court extrait d’un plus grand Livre qui contient lui-même de nombreux autres Livres.
Un enfant, parti avec un ange et un chien qui marche derrière.
Je les ai vus.
Un peu plus tard, dans une rue ensoleillée, j’ai croisé un enfant et un homme souriant. L’enfant me regardait et, encore trop loin pour que je le voie bien, m’a dit (…)
[ Aléa et illustré ]