Comme les nuages qui semblent se former à partir de rien, le jardin du monde se déploie à partir du portail.
Musiques à l’orée du silence.
Où le ciel était bleu, apparaît une volute minuscule et mouvante. Elle grandit et ouvre sa corolle de glace, semble un visage pour un instant.
Le portail est ouvert et apparaît le monde sous mes pas, verger vivant, abeilles, chemins de terre, coulées de boue, ombres bleues, tourbillons, enfants et tous aïeux d’antan.
L’esprit souffle dans le (…)
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Monde
Articles
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« Comme les nuages »
4 octobre 2023, par Jean-Christophe Sekinger -
Tournures impersonnelles et sourire
7 septembre, par Jean-Christophe SekingerChacun a ses propres irritations sans doute, en tous cas, la mienne depuis quelques temps tourne comme un gypaète barbu autour d’un tic de langage, une gymnastique d’énallage propre à certains milieux spirituels et qui consiste à éviter de dire « je » — plus précisément, à remplacer ce pronom personnel par un pronom démonstratif neutre, impersonnel, souvent flanqué d’un adverbe de lieu : « ça ressent la peur ici » ou « ça ne cherche plus (c’est éveillé) »…
Je trouve quelque chose de doux (…) -
Jardin du monde
11 juin, par Jean-Christophe SekingerDégoûté ce matin par l’interrogatoire brutal mené par certains « enseignants » de Néo-Advaita, par la mise en demeure faite à l’intellect de se heurter à ses propres limites, ou, plus largement, par les absurdités et autres contorsions langagières, autoritaires et péremptoires, auxquelles cette démarche peut contraindre : Sous prétexte d’une investigation rigoureuse du « moi », ils font pleurer !— « ça pleure », « laisse pleurer »… si c’était de bonheur, d’accord, mais c’est plus souvent de (…)
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L’Enfer
5 juin, par Jean-Christophe SekingerQue m’excusent ceux des Chrétiens qui croient au Dogme Catholique et pensent qu’on ne doit pas librement interpréter les Écritures : je ne fais part ici de rien d’autre que d’une intuition.
L’Enfer, au plus bas du Monde et aux flammes plus hautes que les montagnes, est un lieu effrayant, celui de toutes les tortures car il détruit ce à quoi nous tenions le plus quand nous vivions là-haut : illusions, rêves, souvenirs, anticipations, pensées, songes. La mort nous a dévêtus mais l’Enfer (…) -
Le monde avançait lentement
12 mai, par Jean-Christophe SekingerJe marchais.
Autrement dit : ce corps marchait, sur place, et le monde avançait lentement dans la Transparence et le Silence.
Monde semblable aux laisses des marées : ordures oubliées, goémons, coquillages, cordes et bois flottés.
Autrement dit encore : le monde est tout d’orgueil et d’abandon, grandes douceur et violence, de lassitude et volonté, tout de grandeur et de beauté…
… et le Soi n’a jamais bougé. -
La volonté du monde
11 mai, par Jean-Christophe SekingerQuand comprendrons-nous, quand saurons-nous pour sûr et par cœur, que ça n’est pas nous qui allons vers le monde avec notre volonté, mais que c’est le monde lui-même, dans sa majesté, qui vient vers nous avec la sienne ?
Il nous est facile d’accepter les conséquences de nos actions si elles sont heureuses, nous en attribuant même souvent la paternité, mais quand en accepterons-nous aussi les conséquences malheureuses puisque jamais nos actions ne furent de notre volonté mais de celle du (…) -
« Oh, quel jardin ! »
4 mai, par Jean-Christophe Sekinger« Oh, quel jardin c’est en réalité ! C’est le jardin du monde entier, toutes les fleurs du monde s’y trouvent, il est empli du monde.
Si je regarde dans cette direction [1], cela semble aussi ordinaire que de la terre. Mais si je regarde dans cette autre direction [2], c’est la floraison du monde. Oui, et c’est tellement beau, vous savez ! »
Douglas Harding
Traduction libre d’un extrait d’un enregistrement vidéo -
Depuis un banc de la Place Meynard
17 avril, par Jean-Christophe SekingerDepuis un banc de la Place Meynard
Depuis le centre du monde
Tour à tour occupé,
et en même temps,
par chaque être :
le pigeon, le rire d’une femme, la basilique,
la croix à son sommet, noire sur le ciel bleu,
la radio, la disqueuse, le Soleil…
Toutes ces choses
sont le Point d’Origine,
et le centre du monde. -
L’or des paysages
4 avril, par Jean-Christophe SekingerLire Maître Eckhart est un grand bonheur pour peu qu’on ait — ou qu’on ait eu, même brièvement — l’expérience de ce dont il parle — et peu importe de trouver son chemin entre les différentes traductions, littérales, poétiques, modernes… le cœur saura traduire les traductions dans le silence de l’âme : les mots nous retournent le regard vers « le fond sans fond » (sermon 42, traduction de Laurent Jouvet), ce fond d’or, « le gris ou l’or de l’arrière-fond » qu’évoque R.M. Rilke dans ses « (…)
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« Je suis la lumière du monde »
6 février, par Jean-Christophe Sekinger“Je suis la lumière du monde.” Cette lumière qui donne leur éclat à toutes les lumières de la terre, aux lumières corporelles telles que le soleil, la lune, les étoiles et les sens corporels de l’homme, et aussi à la lumière spirituelle, à l’intelligence de l’homme raisonnable grâce à laquelle toutes les créatures doivent refluer vers leur origine. Sans ce reflux, ces lumières créées sont en elles-mêmes de vraies ténèbres, comparées à cette véritable lumière par essence, qui est une lumière (…)
[ Aléa et illustré ]