Que penserais-tu d’un type de soixante-deux ans, barbu, peintre, y voyant mal, d’une démarche un peu chaloupée, à la voix ébrieuse et fragile entrecoupée de longs silences, un type aux élans imprévisibles, crudivore instinctif, tenant des discours étranges sur la réalité, deux fois père et bouleversé, divorcé, ayant eu un parcours de vie sinueux et des histoires amoureuses tant magnifiques que désastreuses ? Qu’en dirais-tu ?
Celui-là, c’est moi, et fatigué d’être moi, je regarde vers le (…)
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« Homo Hodiernus »
- Aléa et illustré est une anagramme de ailleurs la tête
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Légers avec le vent
4 octobre, par Jean-Christophe Sekinger -
En présence
3 octobre, par Jean-Christophe SekingerJe propose de redire « en présence » et « à distance » plutôt que de continuer à produire les affreux « en présentiel » et « en distanciel » — affreux et stupides pour ceux qui, comme moi, ont détesté et détestent toujours la politique sanitaire de 2020, tout ce qu’elle a montré de notre société, tout ce qu’elle a détruit.
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Seul Dieu nous aime infiniment
13 septembre, par Jean-Christophe SekingerJe ne comprends pas, moi, pourquoi vous cherchez une solution dans les mots. Je ne comprends pas, petit moi, personnage, apparence. Vous dites « toi » en regardant vers moi et cela me suffit. C’est indispensable que les fleuves descendent des monts aux mers et s’y diluent dans les alluvions et les cris des oiseaux, indispensable, la marée qui découvre les coquillages et, plus tard, repousse les fleuves. Elles sont indispensables les histoires et mémoires qui vont les unes vers les autres en (…)
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Il y a tant d’injustices...
31 juillet, par Jean-Christophe SekingerIl y a tant d’injustices et de souffrances ! N’y ajoutons pas les les nôtres. Politesse. Faire ce qui doit être fait sans attendre l’autorisation des parents-politiques. Jusqu’à quel âge braillerez-vous en trépignant comme de vieux enfants ? Les ossements administratifs n’auront jamais la terrifiante souplesse des incendies et les parents-politiques ont des cols de dentelle très sales à leur cou.
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Jardin du monde
11 juin, par Jean-Christophe SekingerDégoûté ce matin par l’interrogatoire brutal mené par certains « enseignants » de Néo-Advaita, par la mise en demeure faite à l’intellect de se heurter à ses propres limites, ou, plus largement, par les absurdités et autres contorsions langagières, autoritaires et péremptoires, auxquelles cette démarche peut contraindre : Sous prétexte d’une investigation rigoureuse du « moi », ils font pleurer !— « ça pleure », « laisse pleurer »… si c’était de bonheur, d’accord, mais c’est plus souvent de (…)
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Quel livre ?
6 avril, par Jean-Christophe SekingerJe viens de lire les premiers mots d’un message publicitaire : « découvrez des extraits d’un livre fondamental […] » et je me demande aussitôt : quel livre pourrait l’être ? Lequel serait assez pur et simple, silencieux et vaste ?
-- Le livre du ciel bleu ?
Nous autres, orgueilleux et illettrés, aurions-nous donc écrit aux fondements de l’être ?
-- Le livre de l’air, aux grandes ailes blanches ? -
Il n’y a qu’une Lumière
17 février 2025, par Jean-Christophe Sekinger« Philosophie des Lumières » ? un fourvoiement, car il n’y a qu’une seule Lumière (et non plusieurs) qui puisse arborer, à l’instar du Silence, son autre nom, une majuscule de majesté. Elle ne peut pas, non plus, être l’objet de quelque philosophie que ce soit pour la simple raison qu’elle n’est pas un objet. Elle est unique et rayonne dans toutes les étoiles, anime tous les êtres et brille dans chaque regard.
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Paraboles
1er juin 2024, par Jean-Christophe SekingerEn mars 2001, coma artificiel. Je suis resté entre deux portes durant quatorze jours : la porte de mon corps et celle de mon âme.
Quelqu’un passait parfois devant la serrure de mes yeux fermés et, dans le même temps, reflétée par la pâleur de mes os, une lumière irradiait.
J’ai été vivant face à mon apparence morte.
Je devine le sens de ces paraboles.
En vingt-trois ans, je n’ai pas trouvé de mot plus approprié : purgatoire — entre le chemin qui descend, inondé de sang, et celui que (…) -
Chemins effacés
27 mai 2024, par Jean-Christophe SekingerDans les pays qu’on dit « évolués », l’évidence de la vie se fissure très dangereusement, d’une extrémité à l’autre : naissance par GPA, ou d’un « parent 1 » et d’un « parent 2 », d’un enfant qui aura à « choisir » entre une identité « cisgenre », « transgenre », « intersexe », « queer », « gender fluid » etc, et la mort, qui pourra, légalement, être « assistée », « auto-déterminée » ou « provoquée (suicide, euthanasie : « fin de vie ») ; et entre ces extrémités, il y a l’IVG, le « mariage (…)
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Un arbre humain
21 avril 2024, par Jean-Christophe SekingerDans cette société dont la politique et la culture privilégient le bien-être individuel par la dépendance à la conformité et l’obéissance au groupe dominant, je rappelle que s’il faut effectivement être un individu, chacun doit chercher bien en deçà de son confort matériel ou même « spirituel » (il y a une « spiritualité » matérialiste) et que cet individu, parmi ses pairs, sera un arbre humain : enraciné dans la matière mais également étiré vers la lumière et démultiplié en elle, protégeant (…)
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[ Aléa et illustré ]