Quelqu’un vous parle. Sa voix fait résonner les mots apparus dans sa conscience [1].
Ces mots apparaissent aussi dans votre conscience.
Ont-ils voyagé ? Ont-ils sautés d’une conscience à l’autre, de sa conscience à la vôtre ou n’y aurait-il qu’une seule conscience ? ces mots ne sont-ils pas apparus dans la conscience de celui qui les a prononcés, au moment et à l’endroit-même où vous les avez entendus — dans une seule conscience, de lui à vous ? Et ces mots, comment lui sont-ils donc (…)
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Sans-tête
Articles
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Une seule conscience
9 octobre, par Jean-Christophe Sekinger -
Espace du regard
4 octobre, par Jean-Christophe SekingerLes regards sont interchangeables. Vous pouvez mettre le vôtre à la place du mien. Mais y a-t-il plusieurs regards ? n’y en a-t-il pas qu’un, espace ouvert de la présence, espace du regard ?
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L’or de la lumière
31 août, par Jean-Christophe SekingerNous avons deux yeux. Tu sais que nous avons deux yeux. Même pas besoin de toucher tes paupières : tes lunettes le confirment, le miroir de la salle de bains aussi. C’est tellement évident !
Cependant, un jour, je ne me suis pas reconnu dans le miroir ; ça a duré moins d’un instant de stupeur (heureusement d’ailleurs pour ma santé mentale) ; j’ai seulement réalisé, instant fulgurant et inimaginable, que je ne suis pas qui je parais être, à un mètre de distance, là-bas, dans le miroir — le (…) -
Franchir une porte
30 août, par Jean-Christophe Sekinger« Une maison est percée de portes et de fenêtres,
c’est encore le vide
qui permet l’habitat »
Une strophe du chapitre XI du Dao de jing de Lao Tseu rappelle que ce qui permet l’usage des choses, c’est le vide qui les compose.
Combien de portes franchissons-nous au cours d’une journée ? Des dizaines ?
Alors voici : en vous approchant d’une porte, voyez-la grandir ; approchez vous encore, ouvrez-la si elle est encore close et en franchissant cette porte, sur votre visage, le vide se (…) -
Scintillant et mouvant comme le sable
19 juillet, par Jean-Christophe SekingerL’arrière du monde, invisible du monde, croisée du monde, c’est là : je vois le ciel radieux, je vois ta joie, ton sourire, toi, le chemin sous tes pas, les miens qui boitent vers toi, mes genoux hésitants, mon ventre, mon torse et au dessus, où devrait être mon visage… le rien du tout.
Je pense au titre du livre de Céline Masson et Jean-Luc Parant : La Vie vaut la peine d’être visage.
Ce visage est une surface non-orientable : impossible, inconcevable, sans intérieur (vu de « (…) -
« Le grenier »
24 juillet, par Jean-Christophe SekingerCette expérience se fait à deux, l’un derrière l’autre. Le premier est assis, il est l’expérimentateur [1]. Le deuxième fait défiler des objets devant les yeux du premier : toutes sortes d’objets (bougie ? livre ? stylo ? verre d’eau ? miroir ! [2], y compris directement des sentiments, des pensées — mots écrits sur des feuilles de papier…
D’où surgissent ces choses ? où apparaissent-elles ? où disparaissent-elles ? -
« L’instant présent »
30 juin, par Jean-Christophe SekingerMerci à Fabieu de nous avoir transmis cette expérience
Regardez devant vous, tous ces objets [1] qui emplissent l’espace : leurs formes, couleurs, textures, nom, fonctions, localisation, dimensions, proportions…
Considérez maintenant ce qu’on appelle « instant présent » et interrogez-vous : cet « instant présent » est-il un objet (comme un de ceux vus sur votre bureau, les murs de votre salon, etc) ? où commence-t-il et où finit-Il ? quelle forme a-t-il ? quelles sont ses couleurs, (…) -
Fenêtre de l’Être
24 juin, par Jean-Christophe SekingerOn trouverait ridicule, alors qu’il suffit de tendre la main pour ouvrir la fenêtre, de « vouloir qu’elle s’ouvre », de même, devant ce qui nous empêtre et nous embue, nous n’avons qu’à retourner notre regard et non à « le vouloir ». C’est instantané. Ne faites pas attention, concernant cette question au moins, à ce que dit le conseiller, prenez-le de court : soyez décisif.
On voudrait que cette Ouverture dure toujours ? Mais elle dure toujours ! On ne peut La transporter d’un instant à (…) -
« Émotions et éveil »
14 juin, par Jean-Christophe SekingerCette rencontre « Émotions et éveil », avec José Le Roy, Lorène Vergne, Olivier Raurich, chez eux, et aussi par « visio », a été formidable — et merci encore pour l’organisation de tout ça ! Les « salons » ou nous, les « zoomers », étions réunis par deux ou trois, ont été vraiment de frissonnantes explosions d’être !
La dernière expérience de la journée à été « le grenier ». En relisant sa description dans les 54 expériences de spiritualité quotidienne (de José Le Roy et Lorène Vergne), je (…) -
Tout nous est révélé
12 juin, par Jean-Christophe SekingerPlus j’ouvre grand les yeux et plus je disparais : le monde prend la place. Inexplicablement, mon dos, ma tête, moi, l’arrière de mes jambes un côté de mes mains, l’autre côté des tiennes, un seul côté des corps, m’apparaissent encore, n’ont qu’une seule face, et tout est découvert. Il ne se pourrait pas d’entrer dans une pierre : elle n’a pas d’intérieur, elle n’a pas d’arrière-monde, pas d’occulte frontière : tout nous est révélé.
[ Aléa et illustré ]