Le passage du cuit au cru est, indéniablement, un grand changement : habitudes de consommation, sursaut d’énergie, culture… Jonathan Safran Foer rappelle que nous mangeons des histoires, or celle du crudivorisme, de la raw food, entre spiritualité et naturopathie, en passant par les « régimes amaigrissants », n’est pas vraiment écrite, sa tradition n’est pas établie et ce passage est bien aventureux !
Pourtant, en y regardant de plus près, il n’y a guère entre cuisine et « cuisine-crue » (…)
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Spiritualité
Articles
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Un miroir à traverser
2 avril 2022, par Jean-Christophe Sekinger -
La parole donnée
8 octobre 2023, par Jean-Christophe SekingerL’esprit qui se condense est l’âme. L’âme qui se resserre est le corps. (l’âme est une buée sur la vitre du corps). Dans le ciel de l’esprit, un nuage de l’âme, Le corps est une pluie plus ou moins forte ou fine (averse ou bruine). L’esprit en est la source l’âme est une rivière le corps, un lit de pierres (et les pierres somnolent). Le plus léger de l’âme a une forme d’ange, le plus lourd est le corps (et il grandit encore). Le plus léger du corps est la parole donnée (…)
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Une seule conscience
9 octobre, par Jean-Christophe SekingerQuelqu’un vous parle. Sa voix fait résonner les mots apparus dans sa conscience [1].
Ces mots apparaissent aussi dans votre conscience.
Ont-ils voyagé ? Ont-ils sautés d’une conscience à l’autre, de sa conscience à la vôtre ou n’y aurait-il qu’une seule conscience ? ces mots ne sont-ils pas apparus dans la conscience de celui qui les a prononcés, au moment et à l’endroit-même où vous les avez entendus — dans une seule conscience, de lui à vous ? Et ces mots, comment lui sont-ils donc (…) -
Légers avec le vent
4 octobre, par Jean-Christophe SekingerQue penserais-tu d’un type de soixante-deux ans, barbu, peintre, y voyant mal, d’une démarche un peu chaloupée, à la voix ébrieuse et fragile entrecoupée de longs silences, un type aux élans imprévisibles, crudivore instinctif, tenant des discours étranges sur la réalité, deux fois père et bouleversé, divorcé, ayant eu un parcours de vie sinueux et des histoires amoureuses tant magnifiques que désastreuses ? Qu’en dirais-tu ?
Celui-là, c’est moi, et fatigué d’être moi, je regarde vers le (…) -
Confiance
27 septembre, par Jean-Christophe SekingerLa connaissance de notre « Vacuité » ne nous rend pas, ipso facto, magnanime ou équanime. Si cette connaissance, elle, ne prend qu’un instant, la suite est une lente irrigation, une diffusion, une résurgence de cette Source et de Sa lumière, à travers la confusion de nos actes. Et c’est très bien comme ça. Confiance. Arrivera ce qui arrivera.
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Les étiquettes
7 septembre, par Jean-Christophe SekingerNous apposons des étiquettes sur les choses — pas sur toutes bien sûr — et malgré notre application, nos dictionnaires et encyclopédies, nous nous trompons parfois, employons un mot pour un autre, nous avons mal lu, c’est l’âge, l’étiquette est partie, nous avons raturé. Résultat : on ne nous comprends pas forcément.
Il faut écrire lisiblement mais légèrement. Au crayon à papier pour pouvoir corriger.
Ne pas graver, pyrograver. Surtout, rester léger.
Joies, souffrances, bonheurs, (…) -
Tournures impersonnelles et sourire
7 septembre, par Jean-Christophe SekingerChacun a ses propres irritations sans doute, en tous cas, la mienne depuis quelques temps tourne comme un gypaète barbu autour d’un tic de langage, une gymnastique d’énallage propre à certains milieux spirituels et qui consiste à éviter de dire « je » — plus précisément, à remplacer ce pronom personnel par un pronom démonstratif neutre, impersonnel, souvent flanqué d’un adverbe de lieu : « ça ressent la peur ici » ou « ça ne cherche plus (c’est éveillé) »…
Je trouve quelque chose de doux (…) -
Sur l’attachement et le détachement
5 septembre, par Jean-Christophe SekingerAttachement et détachement sont des mots qui désignent des mouvements, des actions en cours.
L’image qui me vient aussitôt pour en parler est la respiration : l’inspir et l’expir ne sont pas des états, mais des passages, des élans : ils doivent se succéder pour que la respiration soit possible — il serait épuisant et douloureux de rester bloqué sur l’un ou l’autre. De même, attachement et détachement doivent se succéder, symétriquement et il sera toujours pénible, voire dangereux, de (…) -
L’or de la lumière
31 août, par Jean-Christophe SekingerNous avons deux yeux. Tu sais que nous avons deux yeux. Même pas besoin de toucher tes paupières : tes lunettes le confirment, le miroir de la salle de bains aussi. C’est tellement évident !
Cependant, un jour, je ne me suis pas reconnu dans le miroir ; ça a duré moins d’un instant de stupeur (heureusement d’ailleurs pour ma santé mentale) ; j’ai seulement réalisé, instant fulgurant et inimaginable, que je ne suis pas qui je parais être, à un mètre de distance, là-bas, dans le miroir — le (…) -
Franchir une porte
30 août, par Jean-Christophe Sekinger« Une maison est percée de portes et de fenêtres,
c’est encore le vide
qui permet l’habitat »
Une strophe du chapitre XI du Dao de jing de Lao Tseu rappelle que ce qui permet l’usage des choses, c’est le vide qui les compose.
Combien de portes franchissons-nous au cours d’une journée ? Des dizaines ?
Alors voici : en vous approchant d’une porte, voyez-la grandir ; approchez vous encore, ouvrez-la si elle est encore close et en franchissant cette porte, sur votre visage, le vide se (…)
[ Aléa et illustré ]