Une anagramme de ailleurs la tête
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Fenêtre de l’Être
mercredi 24 juin 2026, 22694e jour de mer, par
On trouverait ridicule, alors qu’il suffit de tendre la main pour ouvrir la fenêtre, de « vouloir qu’elle s’ouvre », de même, devant ce qui nous empêtre et nous embue, nous n’avons qu’à retourner notre regard et non à « le vouloir ». C’est instantané. Ne faites pas attention, concernant cette question au moins, à ce que dit le conseiller, prenez-le de court : soyez décisif.
On voudrait que cette Ouverture dure toujours ? Mais elle dure toujours ! On ne peut La transporter d’un instant à l’autre : avons-nous donc les bras assez grands ? Et puis comment être ceci ou cela sans « être » avant tout ? Être. C’est le conseiller qui veut nous faire croire que l’Intemporel puisse trouver une place dans la farandole des causes et des effets — mais le temporel est toujours dans l’Intemporel, qu’on le veuille ou non, qu’on le sache ou non : les poissons nagent dans la mer, et non l’inverse.
Il y a des moments très difficiles, pour mille raisons, où ce qui était une farandole devient un affreux cortège — c’est la tempête, les vagues sont monstrueuses — alors renoncez au passé (« c’était si beau avant »), renoncez au futur (« ça pourrait être si beau après »), renoncez aussi à écouter le conseiller qui vous recommande d’être au présent (« c’est ici et maintenant qu’il faut vivre ») car ce présent ne dure qu’un instant, c’est un fétu de paille : renoncez.
Je reviens au premier paragraphe : la question n’est pas de « vouloir renoncer », c’est trop compliqué : la fenêtre de l’Être est toujours ouverte !
[ Aléa et illustré ]
