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À défaut d’aimer
mercredi 7 septembre 2022, 21308e jour de mer, par
Pourquoi « l’amour-propre » est-il parfois si difficile ?
Il est certes facile d’aimer en nous-même ce qui nous plaît chez les autres et que nous nommons « qualités » — et même si d’aucuns les appellent des « défauts ».
Il y aurait beaucoup à dire de cette sorte d’amour de soi, mais le problème n’est pas là.
Il est par contre difficile d’aimer en nous-même ce que nous appelons des « défauts » — même si d’autres, toujours, les appellent des « qualités ».
On n’y croit pas. Il faudrait peut-être que l’autre le redise souvent — notre faiblesse et notre insistance risquent alors de lasser.
Mais ce qu’on ignore de soi, comment l’aimer ? — et quels que soient les jugements des autres. Aimer ce qu’on ne sait pas ? Ce que personne ne sait vraiment ? Voilà l’impossible… l’amour-propre ? au fond, il est impossible.
Reste, à défaut d’aimer ce qu’on ne connaît pas : admettre, acquiescer, s’incliner bien bas. Là est peut-être l’amour des autres comme de soi.
[ Aléa et illustré ]