Il est sûr qu’avant-même d’être né, j’ai un vouloir qui acquiert, peu à peu, les moyens de s’exprimer. Cet espace d’être, grandit à mesure que se démultiplie la première cellule, que se modèle et sculpte le corps.
Se retrouve là un exemple du Paradoxe sorite : à partir de combien de cellules y a-t-il un corps humain ?
L’assemblage du fœtus dans le ventre maternel est lui-même le maillon d’une longue chaîne de vouloir qui parcourt l’univers et les éons, autant qu’on puisse le savoir, en (…)
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Spiritualités
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Sur l’antériorité de la conscience
11 octobre, par Jean-Christophe Sekinger -
Confiance
27 septembre, par Jean-Christophe SekingerLa connaissance de notre « Vacuité » ne nous rend pas, ipso facto, magnanime ou équanime. Si cette connaissance, elle, ne prend qu’un instant, la suite est une lente irrigation, une diffusion, une résurgence de cette Source et de Sa lumière, à travers la confusion de nos actes. Et c’est très bien comme ça. Confiance. Arrivera ce qui arrivera.
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« Cela a-t-il un nom ? »
17 septembre, par Jean-Christophe SekingerLe soir, avant de m’endormir, j’écoute souvent une lecture. Cela m’apaise : on me lit, je m’endors. Un truc d’enfant.
Hier, c’était un extrait de La Vérité est, de Sri Poonja. Un passage m’a frappé. À tel point que j’ai arrêté l’enregistrement pour entrer dans l’étendue, la profondeur et la vérité de cette pensée : il y était rappelé qu’avant d’être né, nous n’avons pas de nom…
Le matin, je me réveille et je n’ai pas encore ce nom qui m’a été donné (prêté) il y a soixante-deux ans, je (…) -
Les étiquettes
7 septembre, par Jean-Christophe SekingerNous apposons des étiquettes sur les choses — pas sur toutes bien sûr — et malgré notre application, nos dictionnaires et encyclopédies, nous nous trompons parfois, employons un mot pour un autre, nous avons mal lu, c’est l’âge, l’étiquette est partie, nous avons raturé. Résultat : on ne nous comprends pas forcément.
Il faut écrire lisiblement mais légèrement. Au crayon à papier pour pouvoir corriger.
Ne pas graver, pyrograver. Surtout, rester léger.
Joies, souffrances, bonheurs, (…) -
Tournures impersonnelles et sourire
7 septembre, par Jean-Christophe SekingerChacun a ses propres irritations sans doute, en tous cas, la mienne depuis quelques temps tourne comme un gypaète barbu autour d’un tic de langage, une gymnastique d’énallage propre à certains milieux spirituels et qui consiste à éviter de dire « je » — plus précisément, à remplacer ce pronom personnel par un pronom démonstratif neutre, impersonnel, souvent flanqué d’un adverbe de lieu : « ça ressent la peur ici » ou « ça ne cherche plus (c’est éveillé) »…
Je trouve quelque chose de doux (…) -
Sur l’attachement et le détachement
5 septembre, par Jean-Christophe SekingerAttachement et détachement sont des mots qui désignent des mouvements, des actions en cours.
L’image qui me vient aussitôt pour en parler est la respiration : l’inspir et l’expir ne sont pas des états, mais des passages, des élans : ils doivent se succéder pour que la respiration soit possible — il serait épuisant et douloureux de rester bloqué sur l’un ou l’autre. De même, attachement et détachement doivent se succéder, symétriquement et il sera toujours pénible, voire dangereux, de (…) -
L’or de la lumière
31 août, par Jean-Christophe SekingerNous avons deux yeux. Tu sais que nous avons deux yeux. Même pas besoin de toucher tes paupières : tes lunettes le confirment, le miroir de la salle de bains aussi. C’est tellement évident !
Cependant, un jour, je ne me suis pas reconnu dans le miroir ; ça a duré moins d’un instant de stupeur (heureusement d’ailleurs pour ma santé mentale) ; j’ai seulement réalisé, instant fulgurant et inimaginable, que je ne suis pas qui je parais être, à un mètre de distance, là-bas, dans le miroir — le (…) -
Le fond d’or
8 août, par Jean-Christophe SekingerAu marché, une file d’attente extraordinaire à la caisse d’un grossiste de fruits et légumes qui divise ses prix par deux… et multiplie par vingt l’attente de ses clients. J’en étais là, coincé avec une main de bananes et je sentais l’irritation me gagner. Je me suis aussitôt dit que je devais me calmer, qu’il ne s’agissait que d’attendre après tout, immobile, transparent, j’ai rapidement vérifié qui regarde… mais devant, les clients étaient nombreux, chargés, le vendeur, lent et bavard, (…)
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J’ai dormi…
6 août, par Jean-Christophe SekingerJ’ai dormi et j’ai rêvé que la vie était joie. Je me suis éveillé et j’ai vu que la vie était devoir. J’ai travaillé, et voilà : le devoir était joie. »
Rabindranath Tagore -
Entre les ailes d’un ange
5 août, par Jean-Christophe SekingerQuand enfin je m’endors, ma respiration s’apaisant remercie encore Dieu d’être qui-je-semble-être et qui je suis avant le souffle que nous sommes, et je m’endors enfin entre les ailes d’un ange dans la lumière d’avant les choses éclairées.
[ Aléa et illustré ]