Jeff Foster : « Vous enterrez les morceaux de vous-même trop effrayants pour y faire face, les enterrez dans la nuit et le brouillard jusqu’à ce que vous soyez prêt à y faire face. Ainsi, vous n’avez jamais à supporter ce que vous ne pouvez pas encore supporter, ni à ressentir ce que vous n’êtes pas encore prêt à ressentir. C’est intelligent, cet enterrement.
Mais ensuite tu oublies. Vous oubliez que les Enfers ne sont constitués que de morceaux de vous abandonnés. Vous oubliez que c’est (…)
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Souffrance
Articles
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Le monstre
21 octobre 2023, par Jean-Christophe Sekinger -
Souffler doucement
12 octobre 2023, par Jean-Christophe SekingerSe creuser — pour laisser toute la place à la bonté, la beauté, la justesse et la justice : la lumière invisible. Parfois la vie est étouffée, coupante, et le corps, lourd ; alors il faut creuser encore et souffler doucement sur l’étoupe des peines, dans le nid de nos mains.
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Blessure et plainte
10 juin, par Jean-Christophe SekingerToute expression plaintive de la souffrance, du soupir à l’accusation, la parole souffrante, se superpose à la lésion, l’amplifie et l’entretient.
Si on enlève cette plainte, que reste-il ? La lésion. Et même si elle semble détruire notre intégrité, est-elle toujours étendue ou dangereuse ?
Quoi qu’il en soit, pourrions-nous la voir clairement et la soigner sans la débarrasser des plaintes, accusations et soupirs qui la recouvrent ?
Et puis, la parole plaintive, nous fait-elle avancer (…) -
Dukkha-dukkhatā
22 mai, par Jean-Christophe SekingerParfois j’ai mal. Il y a douleur dans le corps. Et en plus, bien souvent, le moi s’en désole. Or c’est un redoublement inutile. Les bouddhistes le nomment Dukkha-dukkhatā, c’est une des trois formes de souffrance : la souffrance de la souffrance, ou souffrir d’avoir mal. Comme si la douleur seule ne suffisait pas, voilà qu’on supporte, en plus, un écho de celle-là. Mais ça pourrait être pire : on pourrait se désoler de cet écho et ferrailler contre ces deux fantômes-là, ce qui ajouterait (…)
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Du mauvais usage du corps
18 septembre 2025, par Jean-Christophe Sekinger« Q : Une question encore. Pourquoi le plaisir finit-il dans la douleur ?
M : Le plaisir, comme toute chose, a un commencement et une fin. Ne vous promettez rien, n’ayez pas de regrets, et ils n’y aura pas de douleur. C’est la mémoire et l’imagination qui causent la souffrance.
Naturellement, la douleur après le plaisir peut être due au mauvais usage du corps ou du mental. Le corps connaît ses limites mais le mental ne les connaît pas. Ses appétits sont sans nombre et illimités. Observez (…) -
Brûler les illusions
2 juillet 2025, par Jean-Christophe SekingerCe qui arrive de douloureux dans notre vie est une potion acide et brûlante qu’il faut boire posément et à petites gorgées précises : elle détruira en nous toute illusion.
Aussi faut-il laisser la honte détruire l’orgueil.
Le malheur contraint à reconnaître comme réel ce qu’on ne croit pas possible. »
La Pesanteur et la Grâce
Simone Weil -
Le pardon
18 novembre 2024, par Jean-Christophe SekingerPetit jour 22111
Rien ne doit empêcher le pardon.
L’eau est la vie, horizontale.
Le pardon est la vie, verticale. -
Une louange sans fin
13 mars 2025, par Jean-Christophe SekingerComment j’ai retrouvé mon Père en le laissant m’atteindre.
Mon père est parti quand j’avais trois ans, abandonnant femme et enfant, et je l’ai attendu pendant soixante ans. Je vivais à moitié.
Quand j’ai eu trente-six ans, je suis resté quinze jours dans un coma assez profond pour qu’à mon réveil, j’eusse la certitude de vivre une seconde vie — alors, malgré ce manque constitutif et lancinant, ce vide en moi qu’était mon père, ce vide autour duquel je m’étais assemblé, tant bien que (…) -
La lutte, la dette et l’amour
10 novembre 2024, par Jean-Christophe SekingerVoilà quatre jours que nous avons lutté. Tu n’es plus là et j’ai toujours mal. Tant et plus. Comme si tu me frappais encore plus fort et sans cesse. Que dois-je donc apprendre ? À déposer les armes de ma volonté et de ma peur ? J’accepte cette souffrance, je sais bien que je suis endetté. Je t’aime mon fils. Qu’à travers nos épreuves, la lumière et l’amour de Dieu nous éclairent et nous rassurent, que ses anges nous gardent et nous portent.
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Mourir puis naître
12 juin 2023, par Jean-Christophe SekingerDepuis hier, je prends du temps pour me « désinscrire », « désabonner », « unsuscribe » (les liens sont tout petit, au bas de chaque effondrement de « mails » que je ne veux plus avoir à déblayer, sous chaque vidéo que je refuse désormais de faire entrer en moi, chaînes qui m’enchaînent, canaux, tranchées, ornières, en rouge par-ci, en gris par-là, les hyperliens empoisonnés des guerres que je prétends mener.
Oui, vous dites vrai, ce sont des pharmakon : il faut raison garder ; mais il (…)
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[ Aléa et illustré ]