Juste après qu’il soit né, ce petit d’homme a-t-il inspiré ? Il me semble qu’il n’a pas osé, qu’il a gardé repliés ses minuscules poumons. Enfin, un spasme douloureux les a ouvert comme des ailes, et le putto s’est envolé. Il est tombé, du nid, toujours tombé car ses ailes n’étaient pas bien formées : elles ont manqué d’air et de sang, (de désir de voler), manqué de « la corde de fer » qui fait la forte volonté. Après, il faut des années et des années.
Accueil > Mots-clés > Écrire > Poésie
Poésie
Articles
-
La corde de fer
1er juillet 2022, par Jean-Christophe Sekinger -
Ailes
9 juillet 2022, par Jean-Christophe Sekinger« Je t’aime » est une parole qui ouvre les visages. Tandis que j’écris « parole », je vois un oiseau qui « s’envole » d’une âme à l’autre. Cette parole s’envole d’elle (ailes) et se pose sur lui, vive et légère. Le visage est ouvert comme un ciel. « Je t’aime » traverse les nuages du visage, ce ciel d’été, qu’il a toujours été, cette parole en y volant, le révèle. (ailes) Elle était posée sur les lèvres et se pose sur les doigts, prête toujours à s’envoler.
-
J’ai dormi…
6 août, par Jean-Christophe SekingerJ’ai dormi et j’ai rêvé que la vie était joie. Je me suis éveillé et j’ai vu que la vie était devoir. J’ai travaillé, et voilà : le devoir était joie. »
Rabindranath Tagore -
Tout nous est révélé
12 juin, par Jean-Christophe SekingerPlus j’ouvre grand les yeux et plus je disparais : le monde prend la place. Inexplicablement, mon dos, ma tête, moi, l’arrière de mes jambes un côté de mes mains, l’autre côté des tiennes, un seul côté des corps, m’apparaissent encore, n’ont qu’une seule face, et tout est découvert. Il ne se pourrait pas d’entrer dans une pierre : elle n’a pas d’intérieur, elle n’a pas d’arrière-monde, pas d’occulte frontière : tout nous est révélé.
-
Deux arbres
20 mai, par Jean-Christophe SekingerComment deux arbres aussi hauts peuvent-ils entrer dans mon âme à mesure que je suis entre eux, grandir encore et disparaître, laisser un peu de leur sillage, le parfum blanc de leur feuillage et les chants de quelques oiseaux qui s’éteignent comme des flammes ? Comment peuvent-ils être aussi beaux ?
-
Céphalophorie
11 mars, par Jean-Christophe SekingerChaque sommeil me décapite, à la lame de son silence. Chaque matin, soigneusement, je nettoie ma tête et la tiens posée, reposée, sur mes mains. Je suis vivant, céphalophore [1], et je m’avance à petits pas dans une foule bigarrée, haletante et entêtée, indifférente à tout miracle. Depuis le fond d’or de mon être, je recueille toutes les saisons et je vous dis que tout va bien : je n’ai simplement plus de tête. Avez-vous soif ? Avez-vous faim ? Les voyez-vous toutes ces roses de part (…)
-
« Dans ce monde de rêves »
11 janvier, par Jean-Christophe Sekinger« Dans ce monde de rêves
Je cultive des oignons
Solitude »
Kôi ( - 1870) -
Le Regard nous regarde
18 novembre 2025, par Jean-Christophe SekingerIl y a un moment où le Regard s’impose à travers la vision et les oiseaux se posent et chantent à travers lui ou bien c’est notre corps qui s’y avance, les yeux ouverts ou fermés (c’est la même chose) : le corps traverse le Regard, il s’y déplace comme un enfant, en embellie, en ouverture illimitée : le Regard nous regarde. Il est le chemin d’air entre les arbres, le Soleil scintillant à la nacre des cils vivant aux bords du ciel
-
L’avers et l’Ouvert
26 novembre 2025, par Jean-Christophe SekingerEn numismatique, l’avers est la face des pièces de monnaie qui porte l’effigie de « l’autorité émettrice » mais Dans mon dictionnaire imaginaire, l’avers est ma face étrangère, mon visage pour les autres, ce que les autres en voient, ce qu’un miroir en montre. or À la Première Personne, je ne vois pas l’envers, rien ne trouble ma vue : tout ici est l’Ouvert !
-
Le relais
10 février 2025, par Jean-Christophe SekingerLa nuit a passé le relais au jour,
un pont de brume et de pluie fine :
tout est encore gris-bleu.
[ Aléa et illustré ]