Être réveillé au milieu de chaque nuit ne me dérange plus. Il y a peu de temps encore, j’en étais tourmenté et je soupirais de ne pas me rendormir — or ces réveils ne sont pas sortir du sommeil par où nous y sommes entrés mais des occasions de vivre l’étendue de la lumière et la façon qu’elle a d’être invisible si elle ne touche rien…
« La lumière ne se montre pas lorsqu’elle voyage, elle voyage dans le noir, et le ciel reste froid, mais qu’elle touche une lune : elle s’étale au grand (…)
Accueil > Mots-clés > Divers 2 > Obscurité
Obscurité
Articles
-
De grandes ailes
3 novembre 2023, par Jean-Christophe Sekinger -
Voir dans le noir ?
8 novembre 2023, par Jean-Christophe SekingerVoir ou ne pas voir. Ou les yeux sont fermés, ou les yeux sont ouverts… Il y a un mystère entre les deux. Et il manque un mot. Quand le regard traverse les paupières, que la lumière traverse la nuit du corps et se pose directement sur l’âme qu’elle éclaire ?
Percevoir ?
Ça ne va pas : le mot est anguleux. Rien n’est « percé », rien n’est heurté dans cette absence.
Souvent, mes yeux ne me servent à rien, qu’à contempler des conopées de satin : fruits brillants, visages éclairés, ciels (…) -
Début de la 22776ᵉ journée
14 septembre, par Jean-Christophe SekingerOn est encore allongé. On n’a pas ouvert les yeux. Arrivent les premières pensées. Elles sont rares et claires, vont à l’endroit et à l’envers. Par « claires », je veux dire « comme de l’eau » : transparentes, évidentes pourtant, fluides et ténues : ce sont des fils d’argent que l’air pourrait briser.
Peu à peu, revient la masse du corps, par le bas, sa marée nous submerge lentement, il réordonne les pensées selon sa propre gravité : la causalité du poids des choses, leur pondération. Cela (…) -
Il y rayonne et nous éclaire
12 juin, par Jean-Christophe SekingerTraversez la route quand une voiture arrive et vous verrez si « en réalité, il ne se passe rien ». Le corps (chair, sensations, émotions, sentiments, pensées…) est un fragile agrégat transluminescent qui peut être facilement trompé, menacé voire détruit. À quel endroit et à quel moment ne se passe-t-il donc rien ? juste dans ces pensées qui disent « en réalité, il ne se passe rien », pensées qu’un événement inattendu déchire dans le grand bruit de « il se passe une chose terrible » ; au (…)
-
Symétrie obscure
19 mai, par Jean-Christophe SekingerL’expérience de 1990 a donc été solaire, étincelante, aveuglante… mais son invraisemblable lumière a éclipsé un deuxième événement : obscur, celui-là, dangereux, terrifiant… Je n’ai jamais vraiment pu en parler, faute de le comprendre et par peur des interprétations qui auraient pu m’en être données. Mais en écoutant à l’instant le témoignage de Florine Soulié, répondant à Didier Weiss, et hier l’enregistrement d’un satsang donné par le même et au cours duquel, à deux ou trois reprises, il (…)
-
Jour de Grand Silence
19 avril 2025, par Jean-Christophe Sekinger« Descendit ad Inferos », comme un fruit mort dans le noir de la terre. Pluie froide sur mon front, tombée du bénitier du ciel, voici Votre Silence.
-
Un arbre humain
21 avril 2024, par Jean-Christophe SekingerDans cette société dont la politique et la culture privilégient le bien-être individuel par la dépendance à la conformité et l’obéissance au groupe dominant, je rappelle que s’il faut effectivement être un individu, chacun doit chercher bien en deçà de son confort matériel ou même « spirituel » (il y a une « spiritualité » matérialiste) et que cet individu, parmi ses pairs, sera un arbre humain : enraciné dans la matière mais également étiré vers la lumière et démultiplié en elle, protégeant (…)
-
« Seule la lumière »
2 décembre 2023, par Jean-Christophe Sekinger« Les ténèbres ne peuvent pas croître,
seule la lumière peut faiblir. »
E25G - 145 -
Inévitable et évident
4 septembre 2023, par Jean-Christophe SekingerDepuis janvier 2021, je ne me sers plus d’eau chaude et, depuis le début de de cette année, je ne me sers plus de lumière électrique.
J’ai l’impression d’être un Robinson sur une île — mais elle est au centre-ville.
Comprenez bien : ça n’est pas une ascèse — il paraît même que ça s’appelle « hormèse ». Quoi qu’il en soit, ça n’est pas une privation pour moi, mais un retour à « la normale ».
Ça n’a pas été facile, jusqu’ici, de se doucher à l’eau froide, sauf en plein été — mais ce fut (…)
[ Aléa et illustré ]