On perd d’abord notre enfance puis, les années passant, on perd son temps, on perd nos illusions, on perd notre acuité, on perd la mémoire, on perd la souplesse, on perd ses dents, on perd ses cheveux, on perd son autonomie, on perd ses forces et, un jour, immanquablement, on perd la vie.
On y gagne de voir de plus haut (où il fait nuit et jour à la fois), on y gagne en patience de chercher ses mots ou de garder le silence, on y gagne aux couleurs des saisons, on y gagne de boire (…)
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Mort
Articles
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Aux limites du temps
30 juin 2022, par Jean-Christophe Sekinger -
« La fiole de rosée »
5 octobre 2023, par Jean-Christophe SekingerL’esprit souffle dans l’âme, qui souffle dans le corps, qui souffle alors sur l’encre qui dessine un arbre.
Le verre est une lave, il est incandescent. L’esprit souffle sa vie dans le verre du corps. Ce qu’il y a d’esprit dans le vaisseau de verre, nous l’appellerons âme.
« La fiole de rosée » qui s’élève au Soleil, redevient transparente, les gestes se font lents et quand le verre se brise, nous disons : c’est la mort. L’âme a rejoint l’esprit — et l’air a rejoint l’air. -
L’Enfer
5 juin, par Jean-Christophe SekingerQue m’excusent ceux des Chrétiens qui croient au Dogme Catholique et pensent qu’on ne doit pas librement interpréter les Écritures : je ne fais part ici de rien d’autre que d’une intuition.
L’Enfer, au plus bas du Monde et aux flammes plus hautes que les montagnes, est un lieu effrayant, celui de toutes les tortures car il détruit ce à quoi nous tenions le plus quand nous vivions là-haut : illusions, rêves, souvenirs, anticipations, pensées, songes. La mort nous a dévêtus mais l’Enfer (…) -
Symétrie obscure
19 mai, par Jean-Christophe SekingerL’expérience de 1990 a donc été solaire, étincelante, aveuglante… mais son invraisemblable lumière a éclipsé un deuxième événement : obscur, celui-là, dangereux, terrifiant… Je n’ai jamais vraiment pu en parler, faute de le comprendre et par peur des interprétations qui auraient pu m’en être données. Mais en écoutant à l’instant le témoignage de Florine Soulié, répondant à Didier Weiss, et hier l’enregistrement d’un satsang donné par le même et au cours duquel, à deux ou trois reprises, il (…)
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Das Stilleben
16 avril, par Jean-Christophe SekingerSoudain, sans aucun bruit, les objets sont là, au centre de l’être, la présence calme des choses, das Stilleben.
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Hommage
1er janvier, par Jean-Christophe SekingerIl a changé le cours de ma vie, il y a quarante ans, comme peu l’ont fait. Il est mort le 20 décembre 2025, après, d’ailleurs, soixante et une années de crudivorisme instinctif. Beaucoup de mal a été dit de lui. Je ne crois pas que tout était fondé, vraiment pas, et je vois qu’il y a eu beaucoup de mensonges : il a été sali, moqué, détruit, emprisonné, interdit et exilé. Peu de gens ont compris qu’ils avaient face à eux un homme profondément honnête et un chercheur courageux d’une vive et (…)
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Tout le monde est là !
17 décembre 2025, par Jean-Christophe SekingerAujourd’hui, dans le calendrier julien, c’est le mercredi 17 décembre 2025.
De ma petite histoire aérienne, c’est le matin 22505.
Dans cette gloire timide de la lumière de l’aube, c’est le Jour.
Je parle avec ma mère,
elle est la part de moi qui a peur de la mort
et que je berce.
J’ai tant de visages et de voix, de langues étrangères et de corps différents,
de scintillements dans les vitrines, de nuages gris et de bruine légère !
Tout le monde est là ! -
Dans le Silence illimité
13 juillet 2025, par Jean-Christophe SekingerLe bateau de la vie avance dans un brouillard épais et nul ne sait ce qu’il y a devant : en puissance, nous sommes donc tous mourant et, Dieu merci, statistiquement, j’ai vécu plus de temps que je n’en ai encore encore à vivre ; le brouillard se dissipe un peu, avec les années.
Vivre ici est devenu vraiment pénible. Je veux dire : dans ce corps, physique, socio-culturel, à cet endroit (Bordeaux) et à notre époque (le vingt et unième siècle). De jour en jour, l’épreuve est plus grande, la (…) -
Mort, vie
30 octobre 2024, par Jean-Christophe SekingerQuadrants de feuilles, statistiques automnales (« aiguilles de Buffon »), ordre, symétrie, mort, vie, et signe de la croix.
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Paraboles
1er juin 2024, par Jean-Christophe SekingerEn mars 2001, coma artificiel. Je suis resté entre deux portes durant quatorze jours : la porte de mon corps et celle de mon âme.
Quelqu’un passait parfois devant la serrure de mes yeux fermés et, dans le même temps, reflétée par la pâleur de mes os, une lumière irradiait.
J’ai été vivant face à mon apparence morte.
Je devine le sens de ces paraboles.
En vingt-trois ans, je n’ai pas trouvé de mot plus approprié : purgatoire — entre le chemin qui descend, inondé de sang, et celui que (…)
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[ Aléa et illustré ]